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A Gramat, ils se mobilisent contre la fermeture des gares - 2017.05.25

Entre 180 à 200 personnes avaient répondu favorablement à l’appel de l’Association de Défense de la Gare d’Assier et de Promotion du Rail (ADGAPR) pour manifester à la gare de Gramat contre la fermeture des gares. La plupart des maires des communes du bassin de Gramat (la plupart ne signifiant pas la totalité), des élus actuels du conseil départemental, des candidats aux futures législatives, des habitants du territoire, des usagers, des syndicalistes étaient présents. L’absence d’élus lotois du niveau national a été commentée.

Quelles sont les
revendications ?

Rappelons en détail les revendications, objets de ce rassemblement : contrairement à l’ambition affichée par la Région Occitanie (Autorité Organisatrice des Transports, soit l’A.O.T.) et sa présidente M. C. Delga et M. J.L. Gibelin, vice-président en charge des Mobilités et infrastructures transports, et Mme M. Piqué, vice-présidente en charge des Solidarités, des services publics, de la vie associative et du logement (présente à Gramat), la direction régionale de la SNCF veut modifier les horaires d’ouverture des gares d’Assier, de Gramat et de Rocamadour-Padirac à compter du 2 juillet 2017 lors du changement de la nouvelle grille horaire entre Rodez et Brive.

Les gares d’Assier et de Gramat doivent être fermées les samedis, dimanches et jours fériés et la gare de Rocamadour-Padirac doit, elle, fermer définitivement. Les trains circulant sur une seule voie entre Rodez et Brive, les seuls points de croisement sont les gares ouvertes. Si les gares intermédiaires (Assier, Gramat et Rocamadour-Padirac) sont fermées sur le parcours de Figeac à Saint-Denis Près Martel, tout retard ou imprévu entraînera inévitablement une perte de temps supplémentaire. Ces retards plus importants auront pour incidence de ne plus permettre les correspondances en gare de Brive pour Paris, de Figeac pour Aurillac ou Villefranche et Toulouse ou de Rodez pour Millau et Albi et entraîneront des retards sur tous les trains suivants. De plus, il n’y aura plus aucune présence humaine pour donner les renseignements, la vente des billets, la sécurité des voyageurs et des circulations de trains.

Plusieurs prises de parole

De nombreuses personnalités regrettant ces mesures et toutes acquises à la défense des services publics dans notre territoire rural, ont pris la parole : des membres de l’ADGAPR (MM. Schimmel et Montal), M. Laybros de l’association « Tous ensemble pour les gares », un usager régulier (M. L. Mazet) de cette ligne ferroviaire qui rendit un hommage appuyé aux actions de l’ADGAPR, un cheminot (M. P. Jorey) qui précisa qu’un projet de fermeture des guichets de la gare de Gourdon en matinée va voir le jour, des élus, M. Sylvestre, maire de Gramat et Mme Piqué. M. Schimmel, usant d’une phraséologie appropriée, mit en garde les autorités de la SNCF « Il s’agit là du dernier rassemblement avant des actions plus « lourdes ». Personne n’arrivera à nous diviser, on va continuer à arrêter des trains, on ne lâchera rien, le combat n’est pas fini, nous appartenons à une terre de résistance, une terre d’insoumis ! ».

Il s’ensuivit l’action symbolisant le mécontentement des manifestants, à savoir le blocage pendant plusieurs minutes de l’autorail Figeac ? Brive. Plusieurs élus et participants se positionnèrent sur la voie face à l’autorail. Au bout de plusieurs minutes, après la reprise par certains manifestants enthousiastes du chant de « l’Internationale », l’autorail, klaxon assourdissant et étouffant les hourras de plusieurs personnes, fut autorisé à redémarrer en direction de Brive. Ce blocage se déroula sans incident sous la surveillance discrète, mais bien présente, des forces de l’ordre.

ROLAND PUECH

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