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La trésorerie de Bretenoux murée par les manifestants - 2017.11.22

Une cinquantaine de personnes étaient rassemblées hier matin à Bretenoux : ils manifestaient contre la fusion des trésoreries de Bretenoux et Saint-Céré, prévue au 1er janvier 2018 et ont muré symboliquement l'entrée de la trésorerie menacée.

Agents, élus ou administrés ont répondu hier matin à l'appel de l'Intersyndicale FO-CGT, pour défendre le centre des finances publiques de Bretenoux. À travers ce mouvement, ils espèrent que l'administration des finances reviendra sur sa volonté de fusionner les trésoreries de Bretenoux et Saint-Céré - fusion prévue au 1er janvier 2018. En attendant, les manifestants ont muré symboliquement l'entrée de la trésorerie menacée.

La mesure est appréciée par l'intersyndicale comme «une attaque supplémentaire» contre le service public sur le territoire. «Quid de l'égalité d'accès au service public pour l'ensemble du territoire ?» demandent-ils, considérant que les usagers (dont bon nombre de personnes âgées) devront se rendre à Saint-Céré ou recourir à internet pour leurs démarches — avec les difficultés inhérentes à ce type de fonctionnement.

Élus locaux, maires ou délégués communautaires des communes concernés participaient à la manifestation. A commencer par les Bretenouviens qui proposaient une opération «Mairie morte» hier matin.

Retenu par des obligations professionnelles, le maire Pierre Moles était représenté par sa 1re adjointe, Marie-Jo Bouysset, pour apporter son soutien au mouvement, et défendre «ce pôle de 17 000 habitants qui concentre 80 % de l'économie de notre nouvelle communauté de communes Cauvaldor. Sera-t-il le seul demain à ne pas bénéficier de ce service public ?».

«Qu'on ne nous enlève pas nos atouts»

Pour les élus, pas question d'accepter cette situation. D'autant qu'ils ont des projets : «Sur ce pôle Biars Bretenoux Vayrac, nous devons dans les années qui viennent être capables de remplacer plus de 2000 emplois», poursuit Pierre Moles. «C'est une immense chance. Pour cela il faut se battre tous les jours pour améliorer encore et toujours notre attractivité. Nous avons des atouts, encore faut-il qu'on ne nous les enlève pas».

Loin d'être hostiles aux réformes «dont le pays a besoin», le 1er magistrat de Bretenoux conteste en revanche le fonctionnement des «politiques ou énarques» qui voudraient «restructurer à la même vitesse et de la même façon les métropoles et nos zones rurales».

En défenseur de la ruralité, il revendique le «bon sens» pour que ne soit pas oubliés 80 % de la surface de la France (les zones rurales) «au prétexte qu'elle n'est habitée que par 20 % de la population».

Et tant que l'arrêté ministériel actant la fermeture des bureaux de Bretenoux ne sera pas signé, le maire entend mettre toute son énergie pour obtenir l'annulation de la décision de fusion.

La Dépêche du Midi

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