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Des négociations historiques pour la CGT - 2018.03.15

«Ce sont des négociations historiques pour les métallos qui se jouent depuis 18 mois avec le patronat. Mais un salarié de la métallurgie sur deux n'est même pas informé des nouvelles dispositions qui se dessinent avec ce projet de Convention nationale et collective de la branche».

Alain Hébert, animateur CGT de la Mecanic Vallée, l'assurait : «Pour peser dans ce dialogue avec l'UIMM, il faut une forte mobilisation, d'où cette semaine d'action nationale du 12 au 16 mars». Dans le Lot, elle a pris la forme de distribution de tracts dans les entreprises, d'interpellations des directions, parfois de débrayages.

«Le patronat veut remettre en cause la totalité des acquis sociaux et salariaux historiques, martèlent Alain Hébert et Jérôme Delmas, secrétaire général de la CGT 46. Cette convention collective unique ferait table rase des 76 conventions territoriales et de la convention nationale des cadres-ingénieurs. Sur le principe, nous sommes d'accord ; sauf que l'UIMM revoit tout à la baisse. C'est un nivellement par le bas».

La CGT, 1er syndicat de la branche puisqu'il représente 30 % des métallurgistes, est donc assise autour de la table des négociations aux côtés de la CFDT, de la CGC et de FO.

«Il y a quatre points sur lesquels nous nous battons, avance Alain Hébert, en listant : la classification des salariés, le temps et l'organisation du travail, la qualité de vie au travail, et les contrats de chantier».

Sur la classification, la CGT parle d'un blocage : «Ce sera la fonction à exercer qui sera prise en compte pour le statut et le salaire, non plus le poste, le diplôme, les compétences et savoir-faire». Sur le temps de travail, elle prône une réduction à 32 heures/semaine ; quand l'UIMM demande une augmentation et diverses dérogations aux acquis.

Pour que cette convention collective nationale de la Métallurgie soit adoptée, il faut que 50 % des organisations syndicales de la Métallurgie soient d'accord. C'est donc un rapport de force qui s'engage sur le terrain, pour inciter le patronat à un dialogue et faire évoluer ses propositions qui vont impacter 1,4 million de salariés en France.

Laetitia Bertoni

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