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Une grève pour une gestion plus humaine - 2018.06.08

Les agents des services médico-sociaux du conseil départemental du Lot ont fait entendre leur colère et leurs revendications, hier à Cahors, au cours d'une grève observée par un tiers de ce personnel.

La solidarité est un pan important des missions du département.

Gérés par la Direction départementale des solidarités, près de 300 salariés se consacrent à des missions médico-sociales et solidaires au service des plus démunis et de tous ceux qui ont un besoin urgent d'une aide vitale.

Environ 80 personnes de ces services départementaux se sont rassemblées hier devant la Maison des solidarités, à Cahors, pour exprimer leur désaccord avec la méthode employée par leur direction pour l'organisation de leurs missions. Des représentants des autres Maisons des solidarités du Lot étaient présents à cette mobilisation. «Il n'est pas normal que pendant l'été, à cause d'une nouvelle organisation, certains agents ne puissent pas prendre 15 jours de congé consécutifs, lance un gréviste en colère. Plusieurs demandes de congés sont aussi régulièrement refusées.».

L'une de ses collègues met en exergue le caractère social de son travail. «Nous travaillons sur l'humain, pour aider les autres. Nous voulons être plus efficaces. Notre direction doit admettre tous les dysfonctionnements, les régler et nous donner la possibilité d'améliorer nos conditions de travail.»

«Des retards importants»

En résumé, l'ensemble de ces salariés travaillant sur l'humain demandent à être «traités humainement.» Pour eux, ce n'est à l'évidence pas le cas actuellement.

«Nous ne sommes jamais sollicités dans les prises de décisions pour chaque organisation ou réorganisation d'un service. Nous sommes sur le terrain. Nous connaissons notre travail et les besoins des gens. Depuis l'année 2014, on nous promet d'être associés aux décisions, mais la réorganisation s'est pourtant faite sans nous», déplore à son tour Marie Massol, secrétaire générale de la CGT du département. Elle pointe du doigt «des retards quasi systématiques et importants dans les dossiers d'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) pour les personnes âgées» et regrette aussi, entre autres revendications, que «les moyens matériels de base (accès internet, téléphone…) ne soient pas à la hauteur des ambitions numériques affichées.» Pour la CGT, «la façon dont a été menée la réorganisation fait l'unanimité contre elle chez les agents, car elle dégrade la qualité du service rendu.»

Enfin, Marie Massol conclut en rappelant au président Serge Rigal (qui répond ci-dessous) que «le service des solidarités départementales est le premier poste de dépenses du conseil départemental.» Une phrase qui résonne comme un appel au bon sens et aux bonnes décisions.

Jean-Luc Garcia

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