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Les grévistes de Saint-Céré haussent le ton à Cahors // 2018.09.05

La tension au collège et lycée Jean-Lurçat de Saint-Céré est montée d'un cran hier et s'est déportée à Cahors où des enseignants, des parents d'élèves et un élève, soit une quarantaine de personnes, ont profité du CDEN, (Comité départementale de l'éducation national) qui s'est tenu au collège Gambetta (lire ci-dessous) pour se faire entendre, à coups de sifflets et de percus.

Ils s'élèvent une nouvelle fois haut et fort contre la nomination du nouveau proviseur Didier Durieux à la tête des deux établissements. Nomination qui a suscité une grève massive le jour de la rentrée.

Il leur semblait que la situation pouvait changer et qu'ils allaient être écoutés le 14 juin dernier. «L'inspecteur d'académie et un inspecteur de vie scolaire du rectorat sont carrément venus nous dire que le problème était derrière nous et que la situation était actée, mais rien n'a été fait» déplore Florence Cabrit, co-secrétaire départementale du SNES-FSU, l'une des porte-parole du groupe mobilisé hier. Antoine Massimi, membre du bureau départemental de la CGT, enfonce le clou : «Vous pouvez préparer la rentrée avec sérénité et ambition» nous a-t-on même dit au point de rassurer tous les membres de la délégation reçue par l'inspecteur d'académie.

«Nous avons même eu l'impression d'avoir eu une hallucination collective lorsqu'il a affirmé que le problème était résolu» ironise-t-il. Mais à la rentrée, lorsque les enseignants et les parents ont appris que le proviseur «indésirable» était maintenu, cela a douché leur moral et entraîné un mouvement de grève inédit. «Depuis, on nous a proposé des solutions de suivi, avec un tuteur, même si cela ne s'appelle pas clairement une mise sous tutelle du proviseur» reprend Florence Cabrit. Le jour de la pré-rentrée le DRH (Directeur des ressources humaines) de l'académie de Toulouse était présent, ainsi que l'inspecteur d'académie et Didier Durieux, pour une proposition de médiation. Les grévistes en ont assez des propositions en série.

Ils veulent une action concrète.

Un dossier compromettant ?

Selon les grévistes, «le rectorat n'a pas pris conscience de la gravité du problème du point de vue humain. Nous disposons de témoignages forts et crédibles. Il ne s'agit pas de rumeurs infondées». Les témoignages en question proviennent d'enseignants.

La mauvaise réputation présumée du proviseur s'est faite «à Beaulieu-sur-Dordogne, puis à Souillac où il était en poste précédemment. Un dossier de 160 pages a été remis au Comité d'hygiène et de sécurité du département par nos collègues de Souillac où il occupait son précédent poste. Si le proviseur veut parler de calomnie, sortons ce dossier et reparlons-en» lance Antoine Massimi.

Il met en exergue «des pressions, des menaces, des conflits d'ordre administratifs et humains, puis des graves dysfonctionnements» énumère le syndicaliste pour signifier la colère des grévistes sans vouloir être plus précis et ne pas tomber dans le piège de la diffamation. Pour les manifestants,

«tout est fondé, rien n'est inventé» répondent-ils au proviseur qui, quant à lui, réfute une telle réputation et emploi le terme de «calomnie».

Sacrée ambiance !

Jean-Luc Garcia

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