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Cahors : une agora recherchée par les lycéens // 2018.12.12

La mobilisation des lycéens se poursuit dans le Lot avec, hier, un «mardi noir» décrété par l'Union nationale lycéenne (UNL). Dans le Lot, le mouvement s'est concentré sur la ville de Cahors avec un débat qui a suivi une volonté de blocage en matinée.

Si l'Agora était l'espace dédié en Grèce antique à l'expression démocratique, les lycéens du Lot souhaitent eux aussi disposer d'un lieu de débat afin d'exposer leurs revendications au cours de leur mouvement.

Un débat hors des lycées

C'est en tout cas ce qui ressort de la mobilisation d'hier, débutée cependant le matin à Cahors par des projets de blocages aux lycées Clément-Marot et Gaston-Monnerville. Le proviseur du second établissement, Pascal Virlogeux, explique avoir reçu de la part d'une dizaine d'élèves la requête pour un «lieu de rassemblement» à l'intérieur du lycée, sans qu'un accord ne soit trouvé. «J'ai rappelé que j'étais ouvert au dialogue», poursuit Pascal Virlogeux, qui a rencontré les lycéens mobilisés à la récréation de 10 heures hier. Une salle de conférences située à l'entrée du lycée serait le seul lieu disponible pour un événement sans débordement.

Tel n'était d'ailleurs pas le cas vers 8 heures, devant le lycée Clément-Marot, où une cinquantaine de lycéens ont tenté un blocage au cours duquel une poubelle a été brûlée (lire faits divers). Alors l'après-midi, un débat a été privilégié par le collectif des lycéens cadurciens et a réuni près de 200 élèves sur la place Mitterrand. «Nous recherchons d'autres moyens que les blocages pour se faire entendre», explique Blithe, élève de Terminale. Des élèves se sont exprimés les uns après les autres, micro en main, sur les réformes visées : entre autres les filières universitaires et professionnelles, le baccalauréat. «Vous faites un choix à l'aveugle pour l'avenir et c'est normal d'avoir peur», a affirmé Yvan Wuilliet, professeur au collège Gambetta et membre du syndicat Sud. Les élèves ont ensuite formé un sitting et poursuivi leur discussion.


La CGT en soutien

Des militants lotois de la CGT, dont le secrétaire départemental Jérôme Delmas, sont venus auprès des lycéens mobilisés lors du débat d'hier. Une présence physique sans prise de parole «pour ne pas donner l'impression qu'on les récupère», a expliqué Isabelle Baudis, de CGT Educ'action.

Mathieu Delaunay

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