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Plus de 1 000 manifestants dans le Lot // 2019.02.06

Tous les secteurs étaient représentés, hier dans les différents cortèges lotois formés suite à l’appel national de la CGT. La fonction publique avec selon Julien Caumon, cosecrétaire CGT finances publiques, 47 % de grévistes ; l’éducation, la santé, les retraités, l’agriculture.
À Cahors, ils étaient plus de 300 selon la police, 600 selon la CGT. Dans le cortège, une cinquantaine de gilets jaunes s’étaient joints au rassemblement, ainsi que FO, FSU, NPA, la Confédération paysanne. Le cortège s’est rendu à la chambre de commerce et d’industrie, puis devant la préfecture, avant de se réunir à la Bourse du travail, pour prolonger les échanges. « Nous avons édité des fiches sur différents thèmes, la fiscalité, les services publics, la transition énergétique, pour savoir ce que nous pouvons apporter en commun », précise Jérôme Delmas, secrétaire départemental de la CGT. « Il faut que l’on soit de plus en plus lisible, mettre en place un système de coopération », abonde un gilet jaune. « Est-ce que le ‘’on’’ est capable de devenir ‘’nous’’ », interroge Isabelle Eymes de Cahors l’humain d’abord.
Plus tôt dans la journée, le rond-point de Bretenoux a été choisi par la section CGT du Lot pour une manifestation de 12 h à 14 h. Ce rond-point est un passage obligé pour tous ceux qui doivent traverser la rivière Cère au pont de Bretenoux. Le poste de ralliement installé sur le parking de la Stèle, à l’entrée du pont et de Biars coté Brive, a rassemblé une cinquantaine de militants autour du stand de ravitaillement. Après avoir reçu les consignes du délégué CGT du Lot, les manifestants se sont partagé les tracts, puis à partir de midi, chacun a pris son poste. À chacune des trois routes, des manifestants arrêtaient tous les véhicules, expliquaient pourquoi ce blocage et distribuaient un tract, avant de proposer de signer une pétition. Malgré les longues files d’attente, les échanges entre conducteurs et grévistes ont toujours été courtois et une centaine de signatures a été récoltée.
« Mélange de rouge et de jaune »
À Figeac, 500 manifestants se sont réunis en début d’après-midi devant le lycée Champollion. Dans le cortège, beaucoup de drapeaux rouges de la CGT et quasiment autant de gilets jaunes ont manifesté côte à côte dans les rues de la sous-préfecture lotoise. Des militants de la France insoumise, du Parti communiste, de la Confédération paysanne ou encore des syndicats Sud et Solidaires complétaient les troupes de ce défilé inédit, qui a emprunté un itinéraire inhabituel au cœur de Figeac, s’arrêtant notamment dans la cour de l’hôtel de ville. « On se félicite de voir ce mélange de rouge et de jaune. On espère que la convergence des luttes aura été évidente aujourd’hui, ce n’est qu’un début, souhaitait Chantal Grain de l’union locale de la CGT de Figeac. Nous sommes rassemblés car nous avons des points de convergence avec les gilets jaunes. On retrouve des revendications que l’on porte depuis longtemps sur la hausse du pouvoir d’achat, la réforme de la fiscalité, la défense des libertés publiques. » Pour Frédéric Lacabane coanimateur du groupe d’action Figeac Insoumise, « le soutien des revendications est total ». Parmi les gilets jaunes présents, Samuel Vambre se réjouissait de voir une telle mobilisation partagée. « On avait peur au début du mouvement de se faire récupérer. C’est une bonne chose de voir qu’aujourd’hui les gilets jaunes se sentent assez fort pour marcher à côté des syndicats et des autres manifestants. » À l’origine des conférences organisées sur le RIC, Samuel Vambre a annoncé avoir obtenu l’accord du maire de Figeac pour disposer de la salle Roger-Laval les 1er et 3e vendredis du mois pour organiser des assemblées citoyennes.

DANIELLE MORINIERE

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