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Carte scolaire : «la politique du moins pire» // 2019.02.14

La carte scolaire dont le verdict a été connu mardi soir, après la tenue du conseil départementale de l’éducation nationale (lire notre édition d’hier), n’a pas manqué de faire réagir des politiques et les syndicats de l’éducation dans le Lot.
Concernant la perte d’un poste à Bégoux, le SNUipp-FSU regrette de constater que « Cahors n’a pas réussi à sectoriser pour maintenir ce cinquième poste. Les répartitions seront donc complexes pour l’équipe, sûrement avec une classe de maternelle à triple niveaux et des doubles niveaux sur toutes les autres classes ».
Au sujet du poste en moins à l’école Barrié de Figeac (111 élèves pour six classes), le même syndicat salue « le courage politique du maire qui renonce à une classe pour ne pas siphonner les effectifs de la campagne autour, mais cette école baisse en population scolaire. La scolarisation des enfants du voyage était réalisée sur cette école, l’inspecteur de l’Education national réfléchit à un repositionnement de la maîtresse FLE (français langue étrangère) sur cette école comme lieu de rattachement ».
Le SNUipp-FSU réagit aussi sur le cas précis de la maternelle de Lacapelle-Marival où l’on observe la réouverture du troisième poste. Le syndicat déplore « une gestion sur le court terme qui déstabilise les équipes : on enlève pour remettre un an après. Le maire apprécie le retour du poste ».
Marie Piqué enfonce le clou
Du côté des politiques, c’est Marie Piqué, vice-présidente de la région Occitanie, qui s’exprime ici : « Comme chaque année en cette période, la question de la carte scolaire est posée, et toujours plus de postes et de classes sont fermés. N’ayant pu participer à ce CDEN, je tiens à exprimer ma solidarité avec les parents et enseignants, inquiets sur le devenir de l’école républicaine » déclare l’élue de la région.
Marie Piqué ne mâche pas ses mots et ne cache pas sa colère, comme ses inquiétudes pour l’avenir des écoles rurales. « Certes cinq postes c’est moins que seize. Mais doit-on toujours se contenter de la politique du moins pire, ou a contrario, avoir l’exigence d’une qualité d’apprentissage pour nos enfants ? L’éducation n’est malheureusement pas épargnée par la politique austéritaire du gouvernement. Comme Attila, le président Macron détruit tout sur son passage, laissant les territoires exsangues où l’humain n’aura bientôt plus sa place », estime-t-elle. Engagée sur le terrain politique comme sur celui des solidarités, l’élue régionale considère que l’avenir des territoires se joue aujourd’hui et que l’actrice principale en est l’école.

Jean-Luc Garcia

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