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CGT : Jérôme Delmas reconnu coupable au tribunal de Cahors // 2019.05.13

Au-delà de son cas personnel, Jérôme Delmas entendait bien hier matin défendre la cause des libertés syndicales, en marge de sa convocation face au délégué du procureur de la République à 9 heures. Le magistrat recevait le secrétaire général de la CGT du Lot dans son bureau du palais de justice de Cahors, suite à une opération de tractage et de levée de barrières menée le 28 juin 2018 sur la gare de péage de Gignac.
500 € d’amende réclamés
Jérôme Delmas a donc été reconnu coupable d’« occupation du domaine public routier non autorisée et non conforme à sa destination », conformément au Code de la voirie routière. Il a été condamné à verser 500 € d’amende pour cette infraction. Il dispose de 45 jours pour faire appel de cette décision.
« Il est traité comme un voyou », a témoigné Didier, syndiqué au sein de la Direction départementale des finances publiques (DDFIP) à Cahors. En soutien à Jérôme Delmas, il était présent devant le palais de justice de Cahors dès 8 h 30, en compagnie de Régine et Clémence, elles aussi employées à la DDFIP sur Figeac. « Plus ça va, plus on s’inquiète sur des possibles interventions policières dès que l’on veut manifester », témoigne de son côté Régine. Près d’eux, le secrétaire général de la CGT du Lot a prononcé un discours en amont de sa convocation, face à près de cent personnes venues le soutenir. Marie Piqué, 15e vice-présidente de la région Occitanie, était également présente.
Aussi, « seule la relaxe » était attendue par le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez « pour ce non-événement », dans un message de soutien envoyé la veille au soir à son camarade lotois. « On est en train de remettre des chaînes sur les libertés. La République doit se réveiller », a entonné Jérôme Delmas, au micro devant les grilles du tribunal. Une métaphore choisie à dessein, alors qu’hier se commémorait également le souvenir de l’esclavage et de son abolition en France. À l’issue d’une rencontre rapide, où le délégué du procureur de la République lui a remis la décision de justice prise, Jérôme Delmas est reparti sans signer l’ordonnance pénale qui lui a été adressée. Cette condamnation dont il conteste le motif n’est à ses yeux « pas une surprise ».
Il accuse une « atteinte aux libertés syndicales » et ajoute que la condamnation de sa personne est « peut-être un moyen déguisé d’atteindre l’organisation » syndicale qu’il représente. La CGT du Lot doit d’ailleurs se réunir prochainement pour décider de la suite à donner à cette décision pénale.

Mathieu Delaunay

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