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Retraites : pique-nique à la sauce syndicale // 2020.01.11

Une large intersyndicale, CGT en tête, a organisé hier un pique-nique revendicatif devant le pont Valentré à Cahors. Jérôme Delmas, le majordome en chef, a remis une louche contre la réforme des retraites. À table !

Vitalisée par une mobilisation relancée jeudi dans le Lot à Cahors, Figeac et Biars, plus massive que les deux précédentes (lire notre édition de vendredi), l’intersyndicale très élargie lancée dans la lutte contre la réforme des retraites semble avoir compris le sens des demandes d’une large frange de la population.

Celle, précisément, qui suggère des actions innovantes, plus tranchantes parfois et un peu de fantaisie dans ce mouvement qui veut s’inscrire dans la durée, pas dans l’érosion. Plus question de faire entendre seulement la voix de la colère dans la rue.

La voie choisie est un autre chemin. Hier matin et en début d’après-midi, ce nouveau chemin a conduit les représentants et des soutiens de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, CGE-CGC, Confédération paysanne, Modef, FGR, Unef et Uned, aux abords du pont Valentré, à Cahors, le temps d’un pique-nique revendicatif et ironique au cours duquel une carte de vœux a été écrite et adressée au président Macron.

Un repas assez copieux en matière de revendications.

Le "majordome" en la matière s’appelle Jérôme Delmas, secrétaire général de la CGT du Lot. Il portait hier le message d’une intersyndicale sur la même longueur d’onde.

L’hôpital et la santé d’abord

"La méthode change, mais pas notre discours. Quelle que soit la forme des actions, c’est le retrait pur et simple du projet de loi sur la réforme des retraites qui nous importe. Notre but c’est de multiplier les actions et de prendre d’autres initiatives comme nous l’avons fait avec ce pique-nique au pont Valentré. Nous voulons que les salariés soient entendus et que la colère de la jeunesse soit entendue" insiste Jérôme Delmas.

"Nous souhaitons qu’un coup d’arrêt net et franc soit mis à la privatisation des services publics. Nous réclamons aussi les moyens humains nécessaires pour les maintenir et les développer. Ceci au lieu de les détruire en cassant les emplois surtout dans des secteurs qui connaissent déjà de grandes difficultés" ajoute le leader de la CGT dans le Lot. Il fait allusion ici aux métiers de la santé où repousser l’âge de la retraite c’est aggraver l’état d’une profession malade et l’empêcher de se consacrer efficacement aux patients. Jérôme Delmas n’a pas encore défini la forme des actions qui seront entreprises les 14, 15 et 16 janvier prochains, dates des nouveaux appels à la grève et à la mobilisation.

Le temps du pique-nique est passé. Mais les syndicats ne sont pas prêts à rendre leur tablier.

Ils attendent maintenant que le gouvernement passe à table et remette le couvert pour un menu social bien plus appétissant que celui qui mijote déjà.

Jean-Luc Garcia

 

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