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"Je suis un pion" : à Cahors, le personnel hospitalier se met en grève // 2021.05.20

La colère gronde à l'hôpital de Cahors. Ce jeudi 20 mai, une quarantaine de personnels et d'agents du service hospitalier étaient en grève pour réclamer une amélioration de leurs conditions de travail, à commencer par leur titularisation.


Hier après-midi, une quarantaine de personnels hospitaliers étaient réunis dans la cour du centre hospitalier de Cahors, où un mouvement de grève a été lancé dès 14 h. Infirmiers et agents du service hospitalier (ASH) étaient particulièrement mobilisés, à l’appel de la CGT et de FO. « Si nous sommes ici, c’est pour marteler encore et encore que le monde de la santé va mal. Il allait déjà mal avant cette crise sanitaire, mais aujourd’hui les personnels sont anéantis », déclare Laurence Chabert de la CGT, dénonçant une « escalade dans la dégradation des conditions de travail ».

Titulariser : une urgence

Ce jeudi, dans la cour de l’hôpital, la plupart des personnels présents arborent des pancartes sur lesquelles on peut lire « Je suis un pion ». Parmi ceux qui se sont rassemblés, tel est le sentiment général. « On se fait balader, il n’y a aucun dialogue possible avec la direction », soupire Julie. Cette jeune femme qui travaille comme ASH depuis 10 ans à l’hôpital de Cahors n’est toujours pas titularisée. « Depuis tout ce temps, la situation ne fait qu’empirer. Le personnel est en souffrance, on manque de reconnaissance et de considération ». Surtout, ces grévistes demandent la titularisation du personnel. « Nous réclamons les mêmes avantages et les mêmes salaires. Car avec le Ségur de la santé, seuls les titulaires vont toucher une augmentation salariale », déplore une autre infirmière.

Un dialogue de sourds

Pour l’intersyndicale, le cahier revendicatif ne s’arrête pas là. Il faudrait aussi recruter un cadre de nuit et réorganiser les équipes afin que le personnel de jour n’ait pas à combler l’absentéisme la nuit, établir une vraie règle d’attribution des heures supplémentaires, travailler sur la mutualisation des ASH, mais ce avec des représentants du personnel, rédiger un plan transparent de «stagiairisation»… « Nous avons présenté ces revendications au directeur lundi et il a dit un grand non à toutes les revendications », assure Laurence Chabert. « L’an dernier, nous avons eu 11 stagiairisations et cette année, pas plus d’une dizaine. Ce n’est rien ! »


 

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le 26 mai 2021

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