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"Nous n’accepterons pas des bouts de gras" : les retraités vent debout contre le projet de budget 2026 // 2025.11.06

Les retraités s’opposent au projet de budget 2026 de l’État, dénonçant austérité et mensonges. Le gel des pensions entraînera une perte de 1,4 % du pouvoir d’achat. Quelles conséquences pour leur quotidien déjà précaire ?

Les retraités étaient dans la rue, ce jeudi 6 novembre, suite à un appel national du groupe des 9 (fondé en 2014, qui regroupe plusieurs syndicats de retraités) de se mobiliser contre le projet de budget 2026 de l’État. Mais à Cahors, pas de marche. "C’était compliqué de l’organiser ici mais on voulait tout de même prendre la parole", affirme Philippe Miquel, représentant de la CGT.

Deux mots définissent leurs revendications : austérité et mensonges (du gouvernement). "Ce sont ceux qui ont vidé les caisses qui nous demandent de faire des efforts", souligne le retraité. Il poursuit : "La stratégie du gouvernement est de revenir sur toutes les avancées sociales depuis 1947". Yves Françoise, de la Fédération syndicale unitaire, ajoute : "Les retraités sont clairement en ligne de mire".

 

Le pouvoir d’achat

Voici ce qui fait grincer des dents. "Le gel des pensions en 2026, c’est une année blanche pour nous. Pas de revalorisation", affirme Philippe Miquel. Cela représente une perte de 1,4 % du pouvoir d’achat. L’année blanche coûtera en moyenne, selon les syndicats, 305 euros aux retraités contre, par exemple, 105 euros à un salarié. Selon les syndicalistes, en 2020, dans le Lot, 14 % des retraités vivaient en situation de pauvreté. "Ça a dû augmenter depuis", souffle le représentant de la FSU.

 

Un autre élément : la suppression de l’abattement fiscal de 10 %, remplacé par un forfait de 2 000 euros. "Moi, personnellement, je vais devoir déclarer 970 euros de plus", regrette le retraité.

La santé

Un autre syndicaliste, Yves Mespoulhe, de la Fédération générale des retraités de la fonction publique, appuie sur un autre point : le doublement des franchises médicales. Cela va augmenter le reste à charge sur les médicaments, les consultations, les actes paramédicaux, les transports sanitaires. Cela frappe en premier les personnes âgées, qui sont celles qui ont le plus besoin de se soigner. Il affirme : "Quand on voit les décisions prises, on est inquiets. Pour tout ce qui est lunettes, prothèses dentaires… Les gens ne pourront plus s’équiper, c’est inadmissible". Déjà en 2024, les syndicalistes affirment que 30 % des Français refusaient les soins car trop onéreux.

Les services publics

Les retraités s’inquiètent également du recul des services publics dont ils ont particulièrement besoin.

Leurs revendications

"Il faut aller chercher l’argent là où il est", affirment-ils, tous en chœur. Les retraités veulent : le maintien de l’abattement fiscal, une revalorisation de toutes les pensions de 10 %, la revalorisation des prestations sociales au minimum du niveau de l’inflation, l’abandon du doublement des franchises médicales, le maintien des services publics… Ils concluent : "Nous n’accepterons pas des bouts de gras".

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le 07 novembre 2025

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