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La guerre d'usure des défenseurs des gares - La Dépêche du Midi - Mardi 23 septembre 2014

L'association Tous ensemble pour les gares est à l'origine depuis hier, d'une Semaine de la colère sur les quais de la gare de Degagnac. En jeu, le rétablissement de l'arrêt du TER du soir à 19 h 08. La SNCF rappelle les règles de sécurité à observer pour ce type de rassemblement à proximité des voies ferrées.

L'association Tous ensemble pour les gares est repartie dans une bataille au long cours. Personne n'a oublié la mobilisation des années durant pour réclamer et finir par obtenir les arrêts en gare de Gourdon et Souillac. Cette fois les rassemblements hebdomadaires se sont déplacés sur les quais de la gare de Degagnac ; la revendication exprimée par les manifestants porte sur le rétablissement de l'arrêt du TER du soir, celui de 19 h 08, reliant Cahors à Brive. Usant d'une tactique vis-à-vis de la SNCF qui s'apparente à une guerre d'usure, les Tous ensemble pour les gares ont d'abord lancé l'opération les «mardis de la colère» avant d'enclencher la surmultipliée avec cette «semaine de la colère» commencée, hier soir, par une manifestation. «Nous en sommes à 25 rassemblements hebdomadaires consécutifs depuis le 8 avril, rappelle Serge Laybros, membre du conseil d'administration de TEPLG. Et là, dit-il, nous nous donnons rendez-vous en gare de Degagnac, tous les soirs à partir de 18 h 30 jusqu'à jeudi inclus».

Cette déclinaison exceptionnelle du mouvement coïncide avec la venue mercredi matin à Degagnac d'un responsable régional de la SNCF, en la personne du directeur aux affaires territoriales. «Il vient à l'invitation de la maire de Degagnac» précisait hier, le service de communication de l'entreprise nationale. Les élus lotois seront présents, les responsables de l'association pas loin. «Il n'est pas question pour nous de faire de la surenchère, mais de pointer une anomalie» déclare Serge Laybros, faisant allusion à la bizarrerie d'un arrêt le matin dans le sens Brive-Cahors qui saute le soir venu hormis le vendredi, le TER ramenant les scolaires chez eux. TEPLG n'a pas opéré de comptage du nombre d'usagers empruntant ce train. «Pas mal de salariés habitant Degagnac ou Laramière et travaillant à Cahors ont dû s'organiser. Pour certains, note Serge Laybros, il a fallu reprendre la voiture».


«La SNCF entend les doléances exprimées»

Voici les précisions apportées hier soir par la communication régionale de la SNCF sur la situation à Degagnac : «Lorsqu'un train est plus long qu'un quai, il peut exister un risque à la descente des voyageurs. SNCF a pour mission de réduire ces situations qui doivent rester exceptionnelles et à terme de les supprimer entièrement. Concernant Degagnac, SNCF entend les doléances exprimées et travaille à déterminer le dispositif le plus efficace permettant un service aux voyageurs de cette halte. Un rendez-vous est programmé le 24 septembre avec la mairie de Degagnac.

Bien que comprenant le besoin d'expression sur ce sujet, la SNCF rappelle que l'envahissement des voies est un acte qui met en danger ses auteurs, les voyageurs et les agents SNCF. Cette entrave manifeste et délibérée à la circulation des trains constitue un délit au regard de la loi. Les envahissements intempestifs perturbent l'organisation du service ferroviaire et pénalisent les voyageurs du fait des retards.»

 

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