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Manifestations contre la fermeture des écoles : «Un climat anxiogène insupportable» -2017.03.11

Mercredi 8 mars, des manifestations sur l'ensemble du département ont eu lieu contre la fermeture des écoles sur le territoire (lire nos éditions précédentes). La Basse Vallée du Lot n'a pas été épargnée par la prochaine carte scolaire, puisque quatre communes sont touchées par la fermeture de leurs écoles : Parnac, Saint-Martin-le-Redon, Vire-sur-Lot et Montcabrier. Sur ces deux dernières communes auquel s'est associé Duravel, les manifestations ont été très dures, avec occupation sur le terrain et barrages filtrants. La députée Dominique Orliac et la conseillère régionale Marie Piqué étaient présentes aux côtés des parents mobilisés. Nous les avons rencontrées.

Pourquoi êtes-vous venue soutenir les parents d'élèves dans l'action ?

Dominique Orliac. Contre l'injustice. À Vire-sur-Lot, le poste n'est pas supprimé mais transféré à Duravel, on ne comprend pas bien pourquoi. Ce qui me choque, c'est qu'en janvier 2015 on avait signé un plan triennal parce qu'il y avait une baisse d'effectifs d'enfants et que l'on voulait moduler la diminution du nombre de postes. Au lieu d'avoir moins 48 postes, on a obtenu un plan triennal donc une discussion entre l'Éducation nationale, les élus, les parents d'élèves et les enseignants, à condition de supprimer 18 postes. On n'en a perdu que 13, puisque l'on a eu moins cinq et plus cinq postes cette année, parce que le plan triennal a été signé en janvier 2015. Aujourd'hui, nous sommes début mars 2017 et l'arrêté a été pris par le Dasen le 28 février dernier ; le compte n'y est pas. Sur ce plan triennal, il ne s'est écoulé que deux ans et non trois. La rentrée 2017 devrait se faire comme en 2016. Ce n'est pas normal, il signe l'arrêté le 28 février et on apprend sa nomination d'Inspecteur général et son départ le 4 mars, il n'y a pas du tout de respect de l'institution. C'est inacceptable.

Que pensez-vous de cette situation ?

Marie Piqué. C'est un gâchis de s'en prendre au service public de l'éducation, les petites écoles sont une nécessité pour maintenir un peu de cohésion sociale. Il y a un climat anxiogène, subi que ce soit par les enseignants ou les parents d'élèves, qui est insupportable. Hier (mardi, N.D.L.R.) j'étais à Toulouse et j'ai informé la présidente de la région Carole Delga de la situation dans le Lot et de notre préoccupation.

Propos recueillis par notre correspondant J-Pierre Kessas

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