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Sarrians: Commémoration de l'assassinat Antoine Diouf et d'Albin Durand, intervention de Roger Martin

Par Roger Martin, le 03 août 2013

Sarrians: Commémoration de l'assassinat Antoine Diouf et d'Albin Durand, intervention de Roger Martin

 

1er août 1944                                                   1er août 2013

 

Sarrians

Commémoration de l'assassinat Antoine Diouf et d'Albin Durand

Intervention de Roger Martin au nom du P.C.F

 

 

   Il y a exactement  69 ans, SARRIANS se préparait à connaître la barbarie.

   Le 1er Août 1944, en effet, sous la protection des troupes d'occupation, une bande de tueurs allait y semer la mort, s'en prenant, dans des circonstances effroyables, à ceux qui, loin de collaborer avec le régime pétainiste et l'Allemagne nazie, avaient permis l'organisation de la Résistance dans toute la région.

 

   Mais, si vous le voulez bien, revenons à cette journée du 1er août 1944 et à ce qui l'avait précédé.

 

   Sarrians ressemble alors à beaucoup de villages de Vaucluse. Dans la population, certains pactisent avec l'occupant, d'autres attendent, d'autres, enfin, ont choisi de lutter. Les collaborateurs sont étroitement liés au Parti Populaire Français et à la Milice. Au village, ces mouvements ont leurs indicateurs qui font remonter à Avignon les informations qui permettent de s'en prendre aux Résistants. Dans les rues de Sarrians, il n'est pas rare de rencontrer ces amis du PPF, et parfois même, des responsables de cette organisation.

   Ainsi, deux jours plus tôt, ces 4 consommateurs, attablés au Café du Casino, observant les allées et venues sur la place. Parmi eux, on a pu reconnaître Jacques Tricon, responsable départemental du PPF. Il est clair que cette présence n'est en rien due au hasard. Quelque chose se prépare...

 

   Le 1er août, vers 18h, la place connaît soudain une activité inhabituelle. Un milicien passe de bar en bar, des soldats allemands appartenant à l'unité stationnée au Château de Toureau depuis le 13 juillet précédent, occupent les lieux, six d'entre eux s'installant au Café du Casino. 7 autres individus arrivent à leur tour. Des civils, parmi eux les quatre hommes venus en repérage deux jours plus tôt. Tout va très vite. Le chef tire un coup de feu en l'air. Les soldats forcent les consommateurs de la terrasse à rentrer dans le café, cependant que sur la place éclate une fusillade. Ils sont 5 à essuyer les tirs. Marcel Chassillon, Angelo Grieco, Mme Pomarès, Paul Roux , qui décèdera et le résistant Lucien Faraud, qui succombera le 2 août à ses blessures.

 

   À l'intérieur du café, un interrogatoire en règle a commencé. Le chef du commando présente une trentaine de photographies au patron. On y reconnaît, entre autres, Albin Durand, Bertin Gras, Cochet, des résistants, dont plusieurs communistes. Très vite, le commando se répand dans les rues de Sarrians, protégé par un détachement de soldats allemands. Un arrêt à la mairie, où, escortés par des autorités allemandes, ses membres obtiennent des renseignements sur certains administrés, puis la sinistre bande ne tarde pas à prendre la route du Château de Toureau, QG des forces allemandes.

 

   La bande en question est composée de membres du Parti Populaire Français, ce parti fasciste créé par Jacques Doriot, dont la plupart des membres iront revêtir l'uniforme nazi pour combattre dans la Division SS Charlemagne. Il y a là Jacques Tricon, chef départemental, Pierre Terrier, ex-stagiaire à la 8ème compagnie de Waffen-SS de Pont-Saint-Esprit, puis secrétaire-interprète de la Gestapo, Robert Conrad, lui aussi interprète de la Gestapo, Jacques Tourrou, sans oublier un truand nîmois, Gaétan.

 

   Le soir tombe lorsque, toujours sous protection allemande, ce joli monde fait irruption à la ferme d'Albin Durand. Ils rassemblent brutalement la famille Durand et Antoine Diouf, l'ouvrier agricole, mais surtout l'ami et le camarade d'Albin, dans la cour. Ils cherchent des armes. Ils n'en trouveront pas. Ils se déchaînent. Brutalités d'abord, puis tortures. Les femmes entendent les cris d'Albin et d'Antoine. Lorsque tout sera fini, Albin Durand aura "le cuir chevelu scalpé, la poitrine défoncée, les jambes et les bras sciés", Antoine Diouf, lui, a été "frappé, brûlé, ses muscles sont en tumeur, ses os cassés". Tous deux ont été achevés d'un coup de revolver.

 

   Des décennies plus tard, malgré Oradour, malgré Villeneuve d'Asqu, malgré Valréas, malgré Le Beaucet et cent autres tragédies, le chef de l'extrême droite française osera déclarer qu' "en France, l'Occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 mètres carrés». Des propos qu'on aimerait voir condamner par certains élus de notre département...

 

 

   Voilà pour les faits.

 

   Quant au pourquoi, on a évoqué diverses possibilités. Les tueurs recherchaient aussi Nick Stavisky, le gendre d'Albin. Ils voulaient également faire tomber le réseau FTP de la région. Sans doute, et d'ailleurs la ferme des Durand était un lieu de rendez-vous, une rencontre était prévue ce jour-là même, mais Albin pas plus qu'Antoine, n'ont parlé. Non, ce qui se fait jour de plus en plus clairement dans les travaux approfondis de l'Association des Amis d'Antoine Diouf et Albin Durand, c'est une monstruosité supplémentaire. La Libération est une question de jours. Certains redoutent que le Parti communiste prenne le pouvoir. Ici et là, se trament d'étranges négociations, des alliances contre-nature. En attestent par exemple l'Affaire Grandclément, ce résistant qui, dans le Sud-ouest, noue des liens avec les autorités allemandes pour tenter de liquider les maquis FTP de la région, ou la mort mystérieuse de l'ex-député communiste Emile Cossoneau,ou encore, dans diverses régions, l'exécution in extremis de résistants communistes de toute première importance...

 

   Par les rapports d’indicateurs, par les lettres de dénonciation reçues au siège de la Milice, du PPF ou de la Gestapo, il apparaît qu'Albin Durand est un cadre communiste appelé à jouer d'importantes fonctions à la Libération. Son élimination apparaît alors comme essentielle et les hommes qui vont s'en charger ont vraisemblablement reçu des assurances sur leur sort après guerre. La mansuétude dont ils bénéficieront, leurs fonctions futures en Afrique du nord ou en Amérique latine, très au-dessus de ce que leurs piètres qualifications pouvaient les laisser espérer, en sont certainement une preuve.

 

 

 

                "On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours

                 Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour

                 Que le sang sèche vite en entrant dans l'Histoire

                 Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare"

 

   Ces vers datent de 1962, lorsque Jean Ferrat, dont le père avait disparu à Auschwitz, indigné du silence enveloppant la déportation, écrivit Nuit et brouillard.

 

   Aujourd'hui, force est de constater qu'un candidat à l'élection présidentielle a pu, dans la patrie de Guy Môquet, de Jean Moulin et du général de Gaulle, taxer de simples "bavures" des massacres comme ceux de Sarrians ou du Beaucet, comme il avait taxé de "simple détail de l'Histoire" les chambres à gaz!

   Force est de constater, le fait est incontestable, qu'un député "centriste" a pu affirmer, s'agissant des tsiganes, victimes d'un génocide qui fit entre 600 000 et 700 000 victimes, "qu'Hitler n'en a pas tué assez".

 

   Le Vaucluse, particulièrement éprouvé par la barbarie nazie et fasciste, puisqu'à Sarrians même on peut ajouter aux victimes mentionnées plus tôt, un enfant, Pierre Charasse, et le résistant Marius Bastidon, n'acceptera pas que le sacrifice de ceux qui ont mérité le titre de "patriotes résistants" soit oublié, mis sous le boisseau, que le temps soit venu où l'Histoire peut être livrée aux révisionnistes et négationnistes de tous poils, où les bourreaux peuvent tenir la plume pour la réécrire?

 

   "Le ventre est encore fécond d'où a surgi la Bête immonde" avait écrit le grand dramaturge allemand Berthold Brecht.

 

   En Hongrie, en Lituanie, en Lettonie, voici que s'érigent des monuments en l'honneur des SS. Nous n'en sommes pas là, certes, mais aujourd'hui, plus que jamais, l'esprit de la Résistance, celui du CNR, ce Conseil National de la Résistance qui sut fédérer toutes les composantes politiques et syndicales, unir dans le même combat celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas autour de valeurs communes d'humanisme et de liberté, cet esprit donc doit être respecté et vivifié par notre engagement commun autour d'un mot d'ordre simple et direct: PLUS JAMAIS ÇA...

Retraitement de choc!

le 01 août 2013

Retraitement de choc!

TOUS à SARRIANS ce jeudi 1er août et au BEAUCET vendredi 2 août ! Appel de la section Oswald Calvetti

Par Section Oswal Calvetti, le 01 août 2013

TOUS à SARRIANS ce jeudi 1er août et au BEAUCET vendredi 2 août ! Appel de la section Oswald Calvetti

 

La section Oswald Calvetti du Parti communiste appelle ses adhérents et tous les démocrates qui ne se résolvent pas à laisser le Vaucluse à l’extrême-droite à participer massivement aux commémorations de Sarrians et du Beaucet.

 

Ce jeudi, rendez-vous à 18 heures devant la mairie de Sarrians (ou à 18h30 au monument aux morts) pour la commémoration de la tuerie à laquelle se livrèrent les fascistes du Parti Populaire Français dans le village, avant d’assassiner deux militants communistes âmes de la Résistance, Albin Durand et Antoine Diouf!

 

Notre camarade Roger Martin prendra la parole au nom du Parti communiste.

 

Vendredi pour commémorer l’assassinat des 5 résistants à Barbarenque par les SS, rendez-vous au Beaucet à 18 heures  un dépôt de fleurs aura lieu à 17 h sur les lieux du massacre ).

 

Alors qu’un Le Pen a pu proclamer que « l’occupation en France n’avait pas été si inhumaine », et qu’un député peut, parlant des tsiganes dont près de 700 000 ont péri dans les camps, s’exclamer qu’ « Hitler n’en a pas tué assez », nous devons veiller à ne pas laisser s’éteindre l’exemple des patriotes résistants qui surent construire l’espoir au cœur de la barbarie et restaurer les libertés perdues.

 

 

La section Oswald Calvetti du PCF

Métropoles: L'A.D.E.C.R. de Vaucluse s'adresse ce jour aux Maires du département.

le 26 juillet 2013

Métropoles: L'A.D.E.C.R. de Vaucluse s'adresse ce jour aux Maires du département.

"Salubrité Publique" le nouveau Paul Fructus au théâtre de la Rotonde. Représentation unique le 31 juillet

le 25 juillet 2013

 

C'est ainsi : En ce début de 21ème siècle la bête immonde a fait des petits. Elle rôde, elle rampe. Elle éructe ou elle sourit. Tous les coups médiatiques lui sont permis. Elle entre dans les familles, dans les mairies, dans les circonscriptions par la grande porte de la frustration, par la fenêtre de la misère matérielle et intellectuelle.

Loi du plus fort, haine ouverte de l'autre, haine cachée de soi, amour d'une patrie étouffant dans sa mauvaise graisse. Fermer les yeux, se boucher les oreilles ne sert à rien. Hurler sur tous les tons et sur l'air des lampions que le fascisme ne passera pas n'est qu'une conjuration chaleureuse mais essoufflée.

Ne pas baisser les bras pour autant . Ne pas rester seul.
Aller avec les autres, vers les autres.

C'est la dignité de l'artiste que de faire partie de cette communauté humaine qui ne renonce pas, qui résiste au flux du racisme et de la xénophobie. C'est sa raison d'être que d' apporter son savoir faire dans cette lutte démocratique . Une lutte toujours à recommencer.

Ce n'est pas gagné . Mais ce n'est pas perdu

Encore faut-il concrétiser cette contribution artistique à l'humanisme

Une fois de plus reprendre le chemin des mots .
« Les mots me manquent » c'est une des expressions les plus employées par ceux et celle qui veulent exprimer leur désarroi devant la montée des périls.
Ces « mots qui manquent » ne sont pas loin.

Il suffit d'aller les chercher chez les écrivains, de tous les temps , de tous les ciels. Chez ces             «drôles de types» que chantait Léo Ferré.
Ces drôles de types qui n'ont cessé d'écrire , de chanter

que le malheur des uns ne fait pas le bonheur des autres.

Les mots qui manquent sont dans les livres. Il suffit de les poser sur les lèvres.

Il est une fois de plus temps de faire résonner aux oreilles de nos parents, de nos amis, de nos voisins et surtout , surtout, de la jeunesse la musique d'un monde à hauteur d'hommes

« le Chant des Hommes » de Nazim Hikmet. Mais aussi le chant de Charlotte Delbo, Wislawa Szymborska, Michaël Gluck et tant d'autres précieux, de Victor Hugo à Aimé Césaire ....

Le contre-chant de l'humanisme.

Pour que la réponse au déchaînement de la bête ne soit pas en miroir dans l'invective et dans la bave mais dans la beauté de la poésie et de la pensée, dans le poétique et le politique .

Il faut tenter, encore et si on rate, recommencer. « Rater mais mieux » disait Samuel Beckett

 

Dans les centres sociaux, Dans les bibliothèques,
Dans les collèges et les lycées Dans les comités d'entreprise Chez l'habitant
Partout
Pour tous
Colporter de la beauté.
Il en restera toujours quelque chose

Paul FRUCTUS

 

 

Mercredi 31 juillet à 21H

Théâtre de la Rotonde

Centre Culturel des Cheminots

Salle Pierre Sémard (Climatisée)

Rue Jean Catalas à Avignon

Itinéraire fléché à partir du 131 avenue Pierre Sémard

Réservation: 06 46 51 89 29

Métropoles: Non au coup de force! C'est au citoyen de décider! Signez l' appel de l'ANECR.

le 25 juillet 2013

Métropoles: Non au coup de force! C'est au citoyen de décider! Signez l' appel de l'ANECR.

 

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ANECR: Association Nationale des Elus Communistes et Républicains

 

 

APPEL

Métropoles: Non au Coup de Force!

C'est au citoyen de décider!

 

Au coeur de l’été, le gouvernement passe en force à l’Assemblée nationale, une loi qui modifie de fond en comble nos institutions territoriales.

Contrairement à ce qui avait été débattu avec les élus aux États généraux du Sénat, cette loi donne le signal d’une recentralisation considérable. Elle crée une nouvelle institution, la métropole, pour 11 grandes villes dont Paris, Lyon et Marseille.

Ces métropoles concerneront 30 millions d’habitants. La métropole serait la nouvelle clef de voûte de l’organisation de la République en concentrant un très grand nombre de pouvoirs stratégiques et de financements retirés aux communes, quasiment vidées de leur capacité d’agir au service de leurs populations. Cette loi s’en prend aussi aux compétences déléguées aux communautés d’agglomérations promises à déconstruction pure et simple. Les communes sont noyées dans des entités (conseil de territoire de 200000 à 300000 habitants) relevant des décisions centrales de la métropole, à l’image de simples « arrondissements ».

En Ile-de-France, la Métropole du Grand Paris sera créée au 1er janvier 2016 avec un Conseil métropolitain de plus de 200 membres réservant un quart des places aux élus de Paris. Une assemblée des maires aura voix consultative une fois par an. Dans les faits, le président de la métropole et quelques vice-présidents « règneront » sur 6 millions d’habitants !

D’ici 2020, dans toutes les métropoles, ces membres seront élus pour moitié au suffrage universel direct effaçant ainsi la place des communes, des départements et des intercommunalités.

Cette solution technocratique et hypercentralisatrice éloigne les citoyens des décisions. Elle est profondément antidémocratique et inacceptable ! Elle est la négation, la fin décidée autoritairement des projets construits avec les habitants dans les communes, des dynamiques de territoires, et des coopérations entre collectivités. C’est la fin de la démocratie locale ! Inefficaces, ces monstres technocratiques préparent une nouvelle ère de régression sociale. Ils produiront encore plus d’inégalités territoriales dans l’aire métropolitaine, avec l’effacement des services publics de proximité dans chaque territoire communal, intercommunal, départemental.

L’affirmation des métropoles créera à Paris une nouvelle coupure entre petite couronne et grande banlieue, et érigée en modèle au plan national, laissera à la traîne toutes les franges périurbaines et rurales.

Le principal objet de ces technostructures centralisées est de répondre aux objectifs de compétitivité réclamés, au titre de la concurrence, par les puissances financières.

Ce qui veut dire austérité et réduction partout des moyens mis à disposition de l’action publique et des réponses par les collectivités aux besoins humains, sociaux et écologiques ! Avec le désengagement de l’État, il est déjà question de créer par ordonnance des impôts nouveaux pour financer les métropoles ! Les règles budgétaires des métropoles seront fixées par ordonnance du gouvernement dans les 18 mois qui viennent !

Cette loi signe aussi un immense chambardement pour les millions d’agents de la fonction publique d’État et territoriale, avec des services entiers regroupés ou transférés d’une institution à une autre, des coupes sombres dans les effectifs, des réorganisations autoritaires comme cela s’est, par exemple, produit pour France Télécom.

Ne laissons pas le gouvernement français abonder dans le sens des préconisations de la commission européenne qui veut régler le sort des collectivités.

Les défis métropolitains en matière de transport, de logement et d’urbanisme, d’aménagement du territoire, d’égalité d’accès, d’urgence sociale, d’écologie et de relance industrielle méritent tout autre chose ! Ils doivent s’appuyer sur tous les projets issus des territoires décidés avec les citoyens dans chaque commune et intercommunalité et coordonnés avec les départements et régions, appuyés sur des services publics et des politiques de lutte contre les ségrégations sociales. L’État ne doit pas abandonner son rôle de garant de l’égalité entre les territoires, son devoir de solidarité nationale au nom de la réduction des dépenses publiques.

Ce n’est pas encore fini ! La loi revient en seconde lecture en septembre au Parlement. Des mobilisations se construisent avec au coeur l’intervention nécessaire des citoyens.

 Refusez avec nous l’effacement des communes, des intercommunalités et des départements ! 
 Refusez avec nous, la mise à mal des missions de service public gage d’efficacité et d’égalité ! 
 Refusez avec nous, le mépris de la démocratie ! Alors qu’on bouleverse la République, les citoyens sont mis à l’écart ! Pas de changement des institutions démocratiques sans démocratie !

Un tel « big bang » institutionnel ne peut se faire sans information et sans recourir au vote des citoyens.

Il faut un référendum en Ile-de-France comme dans toutes les régions impactées par les changements institutionnels.

L’article 72-1 de la constitution française garantit la participation des citoyens lors de la création d’une nouvelle collectivité territoriale. Ce fut le cas pour la Nouvelle-Calédonie, l’Alsace et la Corse.

Pourquoi ne pas l’organiser alors que ce projet de loi engage la vie quotidienne de 30millions d’habitants de notre pays ?

C’est aux citoyens de décider!

 

 

L'Association Départementale des Elus Communistes et Républicains a tenu hier une conférence de Presse à ce sujet. Elle va envoyer cet appel à signer à tous les maires du départements

 

Signez la Pétition en Ligne: link

Je demande: 

  •  Une consultation démocratique des citoyens par référendum dans chaque région touchée par les changements institutionnels. 
  •  Le retrait de la loi « Affirmation des métropoles ». 
  •  La reprise d’un grand débat national sur la démocratie locale, les réponses nécessaires et coopératives aux problématiques métropolitaines.

 

Pas de vacances pour la finance: la grande évasion!

le 24 juillet 2013

Pas de vacances pour la finance: la grande évasion!

ANI « Sécurisation de l’emploi! » : un cas d’école dans le Puy-de-Dôme par André Chassaigne

Par André Chassaigne, le 22 juillet 2013

ANI « Sécurisation de l’emploi! » : un cas d’école dans le Puy-de-Dôme   par André Chassaigne

 

 

 

Cadeau de vacances pour les 84 salariés de l’entreprise Elba à La Monnerie-le-Montel, dans le Puy-de-Dôme : le 8 juillet 2013, Eric Joan, PDG du groupe Hamelin, auquel appartient Elba, a annoncé la fermeture du site sur lequel ils travaillent. Implanté dans 19 pays, avec un effectif de 4 200 salariés, ce groupe possède également les marques Oxford, Canson et Bantex. C’est au nom de la compétitivité qu’il veut fermer cette usine qui fabrique plus particulièrement des classeurs à anneaux, alors que le chiffre d’affaires du groupe a été multiplié par 10 en 20 ans, pour atteindre 700 millions d’euros aujourd’hui. Le magazine « Challenges » vient aussi de nous apprendre que la famille Hamelin figure en bonne place dans la liste des 500 plus importantes fortunes de France, avec un patrimoine de 85 millions d’euros.

 Dans ces conditions, quel crédit peut-on accorder au motif du licenciement économique ? Les salariés, que j’ai immédiatement rencontrés, ne s’expliquent toujours pas cette annonce alors qu’il y a quelques semaines seulement, leur hiérarchie les félicitait pour la qualité du travail et la productivité du site.

 La fermeture du site a été annoncée aux salariés sept jours seulement après la publication du décret précisant les nouvelles modalités d’application des procédures de licenciements collectifs pour motif économique, découlant de la loi dite de « sécurisation de l’emploi », initiée par le MEDEF. Ainsi, les opportunités offertes par la nouvelle législation afin de licencier sans entraves sont pleinement mises à profit dès leur publication, confirmant de façon magistrale les atteintes sans précédent au droit du travail que recèle cette loi, vigoureusement combattue, en avril dernier, par les parlementaires du Front de gauche.

 D’une part, Hamelin ne disposant pas de comité central d’entreprise, le Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) ne sera pas applicable au niveau du groupe mais dans chaque entreprise concernée par les restructurations : une aubaine qui aura l’avantage de limiter à deux mois le délai durant lequel le comité d’entreprise pourra donner un avis dans la mesure où les licenciements annoncés sont inférieurs à 99 sur chaque site.

 D’autre part, en supprimant la possibilité d’intervention du juge des référés durant la procédure, la loi prive les représentants des salariés de mesures provisoires et rapides, destinées à sauvegarder leurs droits, ainsi que d’un jugement impartial et sérieux quant à la légalité du plan présenté par l’entreprise.

 Enfin, le délai restreint de deux mois ne permet plus à l’expert désigné par le comité d’entreprise d’analyser sérieusement la validité du motif économique des licenciements comme cela était le cas précédemment. Désormais, seule l’administration donnera un avis, mais il se limitera à juger la qualité des reclassements des salariés, sans aucune possibilité de contester le bien-fondé du motif économique.

 Le constat est amer : dès son application, la loi dite de sécurisation de l’emploiamplifie les reculs sociaux et les atteintes aux droits des salariés alors que le gouvernement refuse toute mesure législative pour mettre un terme aux licenciements abusifs. Face à cette situation, j’ai pu mesurer la colère et la désillusion des salariés d’Elba qui en font la douloureuse expérience. Leur lutte a notre soutien actif.

 

Chronique publiée dans le journal La Terre.

 

 

Voir aussi le reportage de Mediapart du 20 juillet 2013 ici.

 

 

Hommage de Patrick le Hyaric à Henri Alleg militant communiste et anticolonialiste.

Par Patrick Le Hyaric, le 19 juillet 2013

Hommage de Patrick le Hyaric à Henri Alleg militant communiste et anticolonialiste.

 

Henrie Alleg: Un homme libre

 

Nous pleurons un ami très cher, un camarade, un combattant de la liberté, un homme aux grandes qualités humaines, à l’exquise bonté : Henri Alleg rescapé de l’enfer de la torture des colonialistes français. Il portait en lui, avec ses yeux rieurs et doux, une telle fraternité! La vie du jeune Harry Salem, aura été celle d’un citoyen du monde. Né à Londres dans une famille de Juifs russe et polonais qui ont fuit les pogroms pour s’installer en France. Puis à l’automne 1939 il opte pour l’Algérie alors que le fascisme déploie ses hideuses tentacules sur l’Europe. C’est au nom de cette ouverture à un monde, à une Algérie débarrassée de toute domination de classe et de race qu’il exècre le colonialisme.

Dès son installation dans cette Algérie « française », monte en lui le refus de cette frontière, certes invisible mais bien réelle, qui sépare le monde des européens, citoyens français et celui des Algériens, étrangers dans leur pays. La violence de cette injustice raciale lui ouvre le chemin du militantisme à la jeunesse communiste clandestine, puis au Parti communiste algérien.

Puisque la libération de l’Europe du nazisme ne libère pas l’Algérie de la domination et de la colonisation française, Harry, devenu Henri Alleg, fait de sa plume acérée  une arme de combat dans les années cinquante pour une Algérie libérée du racisme et de l’oppression du colonialisme. Devenu  directeur de « Alger Républicain », maintes fois saisi et censuré, puis interdit,  Henri Alleg est contraint à la clandestinité, puis arrêté. C’est l’Humanité alors qui publie ses articles. C’est notre journal encore, au prix de censures et de saisies, comme le 30 juillet 1957, qui publie le récit glaçant des scènes de torture qu’il subit, écrit du fond de sa prison. Son livre, « La question » était né dont le retentissement fit l’effet d’une bombe. Depuis très longtemps entre l’Humanité et Henri Alleg, tout n’est que complicité, amitié, respect. Il en devint un journaliste reconnu, puis son secrétaire général de nombreuses années.

Il y restera toujours très attaché, participant, à nos publications, aux débats des fêtes de l’Humanité, et à de nombreuses initiatives de l’association des amis de l’Humanité. Jamais il n’aura baissé la garde dans le combat pour la vérité ,la justice et la paix. Henri était tout a la fois un militant communiste, un journaliste et un écrivain qui nous laisse une belle œuvre. Au cours de l’année 2000, il signera l’appel dit des « douze » « pour la reconnaissance par l’Etat français de la torture » aux côtés de Germaine Tillion auquel l’Humanité avec Charles Sylvestre donneront un grand écho.

Le peuple et le mouvement progressiste algérien perdent un grand ami, un grand combattant de sa cause, de celle de la liberté et de l’anti racisme.

Le meilleur hommage que pourrait lui rendre aujourd’hui même l’Etat français serait de reconnaître enfin officiellement la torture en Algérie et les crimes de guerre. Ce serait aussi d’ouvrir les archives pour qu’éclate la vérité sur le sort du jeune  mathématicien  communiste Maurice Audin, arrêté la veille de Henri Alleg.

L’Humanité et ses amis perdent un camarade « engagé » qui jusqu’au bout aura poursuivi sa quête d’un monde » de femmes et d’hommes libres, égaux et associés » qu’il identifiait au communisme.  Ses combats  d’une brulante actualité resteront les nôtres.

Patrick le Hyaric 

Blog: http://patrick-le-hyaric.fr

illustration: Mustapha Butadjine

Présentation-dédicace de "Dernier Convoi pour Buchenwald". Roger Martin à Carpentras le 2 juillet

le 28 juin 2013

Présentation-dédicace de

 

 

CARPENTRAS  MARDI 2 JUILLET 2013 à 19h30, Salle des Pénitents Blancs.

A l’initiative de l’ANACR, notre camarade ROGER MARTIN viendra présenter son dernier ouvrage

                      

 

DERNIER CONVOI POUR BUCHENWALD

 

Si cette présentation suit celles de Pernes, Velleron, Fête de la Marseillaise , Monteux et Sorgues, elle prendra à Carpentras une importance supplémentaire.

Chacun sait que cette ville est la cible principale du FN, de la Ligue du Sud,  de Marion Maréchal Le Pen et Hervé de Lépinau.

DERNIER CONVOI POUR BUCHENWALD est, aussi, un roman politique qui permet non seulement de rappeler le rôle essentiel de nos camarades dans ce camp de concentration, mais aussi de projeter une lumière crue sur l’extrême droite, ce que Roger ne manque jamais de faire dans ses présentations. On peut et on doit considérer que son travail est un point d’appui dans la lutte que nous menons contre le FN et ses représentants.

 

Nous vous appelons donc à venir nombreux ce soir-là à Carpentras.

Fédération de Vaucluse du PCF
29 route de Monfavet
84000 AVIGNON
Tel 04 90 88 14 78
Fax: 04 90 88 45 42
Email : pcf84@wanadoo.fr
http://vaucluse.pcf.fr/