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Près de 2 000 personnes dans les cortèges du Lot - 2018.03.23

Grèves et manifestations, la défense des services publics a mobilisé massivement hier dans le Lot. Un millier de personnes ont défilé dans l'après-midi dans les rues de Cahors ; autant ont battu le pavé au même moment à Figeac.

Une semaine après la mobilisation des retraités et salariés des Ehpad, une nouvelle manifestation à l'appel de l'intersyndicale fonction publique (CGT, CFE-CGC, FO, FSU et Solidaires) a rassemblé près de 2 000 personnes hier dans les rues de Cahors et de Figeac. Dans la préfecture du Lot, le cortège rassemblé place Bessières s'est élancé sur le boulevard Gambetta avant de passer rue Wilson devant l'hôpital de Cahors. Parmi les manifestants, le personnel hospitalier était très mobilisé. Laurence Chabert, déléguée CGT, a pointé du doigt des conditions de travail dégradées. «Tout comme nos collègues de FO, nous sommes là pour défendre le service public, et surtout nos hôpitaux. Sur Cahors, ils ont décidé de restructurer, de reconcentrer les services. On ferme 26 lits de chirurgie et on supprime 30 CDD. On pourrait apparenter cela à un plan social.»

Très représentés également, les enseignants et les professeurs lotois ont manifesté leurs inquiétudes pour la rentrée prochaine, notamment pour l'EPS (Éducation physique et sportive). «On va perdre deux postes un au collège de Vayrac et l'autre au lycée Champollion de Figeac, mais les heures existent toujours alors qui va les faire ? On aura entre 40 et 60 heures non assurées à la rentrée», a prévenu Laure Foltzer du SNEP-FSU.

Étienne Lemaire, secrétaire de la section FO du lycée agricole de Figeac, a dénoncé «la casse du service public dans les zones rurales». «On fait passer les fonctionnaires pour des privilégiés, fainéants et budgétivores, mais on ne met jamais en avant le service rendu aux populations. Que l'on soit hospitaliers, enseignants ou autres, la fonction publique n'a pas vocation à être rentable. Pour ma part, je suis fier de ne pas l'être.»

Vers un printemps social ?

À Cahors, des élus étaient présents, solidaires des fonctionnaires comme la sénatrice Angèle Préville ou le maire PS de la ville, Jean-Marc Vayssouze. «Je pense que la méthode choisie de monter les uns contre les autres n'est pas la bonne. Il faut avoir conscience de l'importance que joue le service public dans la cohésion sociale», a-t-il indiqué.

À Figeac, une délégation d'élèves de terminale du lycée Jean-Lurçat de Saint-Céré avait fait le déplacement. «Nous sommes là pour protester contre le plan Étudiant proposé par la ministre Frédérique Vidal, contre la sélection à l'université et l'organisation prévue pour le bac 2021. Mais nous sommes aussi présents pour soutenir tous les agents des services publics, explique l'un des lycéens. Nous voulons un monde où nous pourrons bâtir notre avenir. C'est notre première manifestation, il y a beaucoup de monde, c'est bien. C'est très intéressant… comme toutes les premières fois.»

Un peu plus loin, Jean-Jacques Delmas de l'Union locale CGT de Capdenac-Gare : «Nous sommes venus de Capdenac, à plus de 100, de plusieurs établissements publics et privés, dire notre refus de la politique de Monsieur Macron et de son gouvernement. On sent que le mouvement naît, qu'il va grandir.» Certains veulent croire à la naissance d'un printemps social. À Cahors, Jean-Claude Sauvier, maire de Laburgade et militant CGT, rappelait dans un sourire que c'était le 22 mars qu'avait démarré le mouvement de mai 1968.

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