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Un raz de marée populaire lotois pour un ras-le-bol général - 2018.05.27

Les réformes du gouvernement font des vagues. À Cahors, l'appel national à une Marée populaire a été relayé. Ils étaient 400 citoyens, ce samedi matin, à battre le pavé.

C'est une vague bruyante qui a déferlé sur le boulevard Gambetta, hier matin, à Cahors. Ils étaient 400 manifestants ( 270 selon la Police) à écumer leurs revendications face à des réformes à perte d'horizon. «Cette action présente un caractère inédit et historique. Ce n'est pas fréquent que quatre-vingts associations, syndicats, mouvements politiques et citoyens se retrouvent pour faire front commun contre les politiques d'austérité. C'est une convergence des luttes qui doit faire mettre genoux à terre au gouvernement», lançait Serge Laybros, secrétaire départemental du PCF.

Cette mobilisation exemplaire dans toute la France, c'est ce qui a incité Laurent et Lauriane, 38 ans, à interrompre un week-end de mariage à Fumel, pour faire partie du cortège cadurcien. «Par les élections, nous ne sommes pas arrivés à changer la façon dont nous sommes gouvernés. Nous sommes nombreux aujourd'hui, mais pas tant que ça non plus. C'est important donc de ne pas être absent, de montrer à notre gouvernement qu'on ne cautionne pas ses réformes». Le couple qui attend un bébé égraine : le pack de onze vaccins obligatoires, la fermeture des maternités de proximité, des écoles… «Les services publics, nous en avons besoin à chaque étape de notre vie. Ils ont leur utilité, il ne doit pas y avoir de logique mercantile dans ce système qui a un coût, mais qui défend la solidarité et l'humain».

Cheminots, agents des finances, enseignants, hospitaliers, etc., ils étaient tous représentés, hier, pour dire non à la casse du statut de fonctionnaire et des services publics. C'était le sens de la prise de parole de Jérôme Delmas, secrétaire départemental de la CGT : «Ces réformes visent le démantèlement de notre système social. Cette large Marée populaire en France a pour but de faire barrage à Macron et au Medef et de proposer des alternatives pour une société bienveillante pour nos enfants et nos parents, pour les travailleurs, les personnes handicapées, celles en difficulté. Une société de paix qui garantisse, grâce aux services publics, les mêmes droits pour tous et partout».


Les cheminots déterminés

Hier, la question de la dette de la SNCF alimentait les discussions. Pour Philippe Jorrey, secrétaire du syndicat CGT cheminots : «Cette dette, l'État et la direction de la SNCF doivent l'assumer et pas seulement les 35 M€. Cette décision ne changera rien à notre mobilisation», prévient-il, en interpellant le gouvernement sur le fret. «En 2007, la SNCF transportait 17 % des marchandises. Dix ans plus tard, avec vingt opérateurs sur le réseau, ce sont à peine 10 %. Alors que 60 000 camions circulent sur les routes d'Occitanie chaque jour», comparait-il, perplexe.


Le chiffre : 400

manifestants > à Cahors. À l'initiative de la Fondation Copernic et Attac, cette vague populaire s'est répercutée dans 80 villes de France.

Laetitia Bertoni

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