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Rentrée agitée et grève massive au collège Gambetta à Cahors // 2019.09.04

Rentrée agitée et grève massive au collège Gambetta à Cahors

  • Le suspect a été écroué ce mardi soir.
Le suspect a été écroué ce mardi soir. Photo DDM, Jean-Luc Garcia

Publié le
l'essentiel Une cinquantaine de professeurs du collège Gambetta, à Cahors, toutes classes confondues, étaient en grève ce mardi. Ils réclament l’ouverture d’une huitième classe de quatrième et la prise en considération d'une logique humaine, pas mathématique. Retour sur une journée revendicative agitée.

Massive était la grève. Offensive aussi, dans le bon sens du terme pour marquer d’une pierre blanche la détermination des enseignants du collège Gambetta réunis ce mardi matin en assemblée générale au sein de leur établissement, à Cahors.

La colère est montée d’un cran et pas seulement dans le grand escalier du collège qui conduit à la salle où s’étaient rassemblés les grévistes. Après un déjeuner rapidement avalé, ils se sont retrouvés devant la préfecture du Lot où devait se tenir le CDEN de rentrée (Comité départementale de l’Éducation nationale).

Leur objectif: rencontrer Xavier Papillon, Dasen du Lot (Directeur académique des services de l’Éducation nationale), le temps d’une audience constructive après cette offensive revendicative très suivie et soutenue par le personnel de l’éducation, la FCPE, les parents d’élèves et Marie Piqué, vice-présidente du conseil régional en charge notamment des solidarités et des services publics. Cette importante « armée » de soutiens n’a pas suffi. Le Dasen n’a finalement pas reçu la délégation qui le sollicitait.

« Pas une guerre de chiffres »

Du coup, en raison du blocage opéré dans le sas d’entrée de la préfecture et renforcé par la présence de la police, les élus locaux devant participer au CDEN et soutenant les professeurs grévistes, n’ont pas fait un pas de plus.

Le quorum n’étant donc pas atteint, le CDEN n’a pas eu lieu. La date de son organisation sera déterminée dans les prochains jours. Les enseignants de Gambetta veulent que Xavier Papillon admette « la nécessité absolue de créer une huitième classe de quatrième dans ce collège qui compte actuellement 2 classes à 29 élèves, 3 autres à 30 et 1 à 28 collégiens » rappellent les grévistes.

« Élèves déstructurés, classes surchargées »

« Il est difficile en l’état actuel des choses d’encadrer des enfants dont le comportement échappe à nos compétences pédagogiques. Certains élèves sont totalement déstructurés. Le Dasen a estimé que leur éducation ne relevait pas de compétences extérieures. Nous revendiquons cette huitième classe afin d’adapter nos enseignements plus facilement dans ce cadre précis et pas dans des classes surchargées» souligne Bertrand Serin, professeur de Français.

L’élue régionale Marie Piqué appelle, quant à elle, le Dasen à faire preuve de « bon sens humain. Cela ne doit pas être une guerre de chiffres » a-t-elle envie d’écrire en grosses lettres sur le tableau blanc d’une rentrée pas rose du tout au collège Gambetta.

Les enseignants trépignent, Xavier Papillon leur répond

Ce mardi, les grévistes ont fait résonner leur mécontentement à grand renfort de casseroles et de couplets très inspirés devant la préfecture du Lot. Extrait : « A Gambetta, on est tous là. On veut des heures, on ne lâchera pas » ont-ils chanté avant de déchanter puisqu’ils n’ont pas été reçus. « Nous voulions que des membres du CDEN soient présents dans cette délégation. Le Dasen n’a pas été d’accord. Nos actions vont se durcir si nous n’obtenons pas satisfaction. Dans ces conditions, la grève serait reconduite jeudi » annonce Anne-Marie Bonhomme, professeure.

Le suspect a été écroué ce mardi soir.
Le suspect a été écroué ce mardi soir. - Photo DDM

Solidaires, les parents songent à des actions, comme le blocage de l’établissement.

« Les enseignants ont attiré mon attention sur les difficultés évoquées. Je les ai invités à me faire des propositions. Les demandes sont légitimes, mais nous comptabilisons 207 élèves en quatrième. Ce chiffre ne nous permet pas d’ouvrir une huitième classe. Mon souci c’est d’avoir une rentrée sereine après avoir déjà abondé cet établissement de moyens complémentaires. J’assure aussi que le dialogue reste ouvert » a répondu Xavier Papillon que nous avons pu joindre aujourd'hui.  

La bonne nouvelle du jour, c’est l’arrivée à l’école Lucien-Bénac du poste à mi-temps permettant à l’enseignant qui avait craqué lundi de travailler dans des conditions acceptables. Le Dasen s’est rendu dans cet établissement. Un point noir réglé. Il en reste d’autres.

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