Fédération du Lot

Fédération du Lot
Accueil
 
 
 
 

Colère au PCF : «Rien ne va plus !» // 2019.09.12

Dans les locaux du Parti communiste français (PCF) à Cahors, on tape du poing sur la table. «Partout c'est l'humain après !» s'exclame le chef de file du parti Gérard Iragnes qui dénonce une «compression des moyens humains et matériels» dans les services publics.

Hier devant l'hôpital de Cahors (lire en page 19), les 23 et 24 septembre dans la rue, le PCF multiplie les manifestations. Aux revendications locales – Urgences de l'hôpital, problèmes de distribution du courrier, classes surchargées – s'ajoutent celles nationales – la contre-réforme des retraites, la réforme du statut de la fonction publique, ou encore la possible privatisation des Aéroports de Paris (ADP) et de la Française des jeux.

«Nous allons demander à rencontrer le préfet, nous allons appeler à constituer avec d'autres un collectif de défense et de promotion des Services publics pour plus d'efficacité, participer à la collecte des pétitions pour ADP, proposer des solutions nouvelles et des moyens comme la retraite à 60 ans, majorer le Smic de 20 %, engager 100 milliards d'€ pour une révolution écologique», énumère le responsable départemental.

«Reconstruire la gauche» pour les municipales

«Les piliers de la République – la santé, l'éducation et les transports – sont dans la ligne de mire du gouvernement», avertit Marie Piqué, vice-présidente de la région Occitanie en charge des services publics et conseillère régionale du Lot. «Pour nous, les services publics sont un investissement pour l'avenir et non une dépense.»

Tandis que, dans le viseur, les élections municipales de 2020 approchent à grand pas, le PCF cadurcien a initié une série de rencontres avec les «autres formations progressistes» de la ville afin de «reconstruire une gauche qui se réinvente». «Nous avons rencontré le PS, nous allons rencontrer prochainement EELV, Génération «S», Cahors l'Humain d'abord, le NPA… sans oublier les associations et les syndicats. Liste commune au 1er tour ou liste séparée avec rassemblement au second, cela va se discuter», souligne Gérard Iragnes qui assure qu'une décision sera prise en octobre. L'écologie, la transformation du salariat, la révolution numérique, la jeunesse… autant de sujets sur lesquels ils devront, s'ils veulent s'unir, trouver un accord.

La Dépêche du Midi

 

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.