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Réunion publique : «ADP, c’est du cash» // 2019.12.02

Militants, élus ou simples citoyens… tous réclament la même chose : un référendum d’initiative partagée (RIP) pour décider de la privatisation ou non d’ADP. Ils étaient une centaine vendredi soir dans la salle Joachim du Bellay de Souillac à l’occasion d’une réunion publique organisée par la France Insoumise du Lot, de la Corrèze et de la Dordogne. Angèle Préville, sénatrice Parti Socialiste, Eliane Assasi, sénatrice Parti Communiste et Eric Coquerel, député La France Insoumise, avaient également répondu à l’appel.

"C’est rare d’avoir une telle tribune", assure Eliane Assassi. "ADP est une pépite de notre économie nationale. Mais la majeure partie des maires ne sait même pas que cette possibilité de référendum existe". Tout comme ses confrères, elle fait partie des 248 parlementaires qui ont déposé proposition de loi référendaire en juin dernier. Mi-novembre, celle-ci avait recueilli 969 000 signatures de soutien. Trop peu selon Angèle Préville : "Si on atteint le million, ce sera déjà une belle réussite. ADP est un actif stratégique qui appartient à l’Etat. Et l’Etat c’est nous".

Si les problèmes liés à l’environnement et aux nuisances sonores ont été débattus en premier, la question de la sécurité a également été abordée. "Qui va la gérer ? Qui va s’occuper des droits des personnes qui arrivent sur nos territoires ?" relance Eliane Assassi. Et de conclure sous les applaudissements de l’assistance : "ADP, c’est du cash".

"Il faut chercher à qui profite le crime", ajoute Eric Coquerel qui voit dans cette volonté régalienne de privatiser ADP "une séance de rattrapage après Notre-Dame-des-Landes", afin de "servir les intérêts de quelques entreprises".

Dans le public, les signes d’approbations sont visibles. Rapidement, certains prennent la parole pour raconter leurs expériences de sensibilisation sur les marchés ou pour demander conseil quant aux arguments à utiliser pour convaincre l’opinion publique. Les langues se déliant, chacun y va de son analyse ou de son anecdote. Un militant de la première heure compare l’affaire à la privatisation de France Télécom en 2004, un autre considère le RIP comme "une fausse bonne idée" au vu "des conditions quasiment impossibles pour le mettre en place". Tous le réclament néanmoins. Car, comme le souligne une maire dordognaise, "si on l’obtient, on aura enfin un vrai débat contradictoire".

Caroline Peyronel

 

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