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Trois manifs et 600 Lotois pour qui "rien n’est joué" // 2020.02.21

À Figeac, un hommage a été rendu pendant le défilé à Elodie, l’infirmière poignardée dans les Deux-Sèvres. À Cahors, les manifestants ont convergé vers le Palais de justice où des prises de paroles ont eu lieu et une minute de silence observée pour Elodie. /Photos A.L et M.S.

Le soleil radieux n’a pas fait fondre la détermination des manifestants hier à Figeac, Cahors et Biars, toujours vent debout contre le projet de retraite à points défendu par le gouvernement. Des prises de paroles et des actions symboliques ont marqué ces trois rassemblements.

Plus de 300 personnes ont battu le pavé à Figeac en début d’après-midi. Pour le douzième défilé organisé depuis le 5 décembre dans la sous-préfecture lotoise, sans compter les diverses actions menées en parallèle, la mobilisation reste intacte avec comme mot d’ordre "le retrait pur et simple du projet". Le défilé bruyant, parti comme d’habitude du lycée Champollion, a fait une halte devant le tribunal.

Vêtue de sa blouse blanche de soignante et de son gilet rouge de la CGT, Chantal Grin représentante des hospitaliers, a tenu à rendre hommage à Elodie, la jeune infirmière poignardée à Thouars.

"La minute de silence ayant été refusée à l’Assemblée nationale, nous tenions à la faire aujourd’hui" expliquait la syndicaliste faisant le lien avec la santé au travail. "Quand on voit que bientôt les généralistes pourront passer les visites de médecine du travail, on démantèle le système de santé" soulignait Chantal Grin. Juste avant, Jacques Montal, pour la CGT cheminot, interpellait au son du mégaphone la députée Tiegna dont la permanence est située à quelques mètres : "la population vous demande un référendum sur la réforme des retraites. Nous sommes 67 % à vous le demander".

Même émotion à Cahors où bien sûr la pénibilité et la santé des soignants en péril ont été évoquées, avant que Laurence Chabert, au nom de la CGT, mais surtout des agents hospitaliers, ne demande elle aussi que soit observée une minute de silence en hommage à Elodie. Le cortège d’environ 200 manifestants a fait une longue halte devant le Palais de justice (lire ci-dessous) où des prises de paroles ont eu lieu. En s’appuyant sur ces trois mots, "rien n’est joué", les représentants syndicaux ont insisté sur le fait qu’ils "ne lâcheront rien même si le gouvernement semble vouloir encore accélérer le rythme de la marche forcée qu’il impose depuis des mois au pays." Les leaders FO et CGT, que sont respectivement Patrick Delfau et Jérôme Delmas, ont dénoncé "une répression syndicale inacceptable" avant de rappeler qu’une prochaine mobilisation est prévue à Cahors jeudi prochain, à 14 h 30. Biars-sur-Cère était aussi concernée hier par cette nouvelle journée de mobilisation. 50 personnes, environ, se sont retrouvées dans la petite commune lotoise pour dénoncer une réforme contre laquelle la dynamique syndicale lotoise espère être plus dense jeudi prochain pour la faire plier jusqu’à la rupture définitive.

A.L et J.-L.G.

 

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