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Les godillots d’or : l’ironie face au "dérèglement politique" // 2020.02.21

L’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, Confédération paysanne, MODEF, FGR, UNEF, UNL, avait promis de hausser le ton pour réclamer une fois de plus le retrait de la réforme des retraites. Le refrain récurrent "retrait, retrait, retrait…" lancé hier dans le cortège qui a remonté le boulevard Gambetta, à Cahors, ne suffit plus pour faire bouger les consciences et surtout l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

C’est devant le Palais de justice que l’emblématique Gilet Jaune cadurcien Dominique Benoît a parlé au nom de tous ceux qui, comme lui, "dénoncent les abus d’un système obsolète. Nous sommes méprisés, calomniés, nos propositions étouffées, les manifestations détournées" a-t-il lancé en considérant qu’un "dérèglement politique sans précédent est en marche."

Il ironise pour pointer du doigt La République en marche contre laquelle l’intersyndicale et les Gilets Jaunes ont tiré à boulets rouges. Ce porte-parole des Gilets Jaunes de Cahors estime que "la démocratie censée protéger les citoyens de ce pays s’est perdue dans un système oligarchique. Nos gouvernants sont devenus les pantins d’une globalisation capitaliste anarchique…".

Puis, profitant de la présence symbolique du cortège des manifestants devant les grilles du Palais de justice, il a ajouté avec virulence : "Notre justice est phagocytée par un système en place dont nous avons pu constater les dérives. Les représentants médaillés de l’état, préfets, trésoriers, sont les censeurs dévoyant l’intérêt général, punissant les individualités révoltées en n’oubliant pas de se servir sur le dos des populations (retraites dorées…)."

L’ironie face au chaos social

Diable, Dominique Benoît se fâche, se lâche et, en plus du gouvernement Macron qui en prend pour son grade, il clashe même les maires et leurs conseils municipaux. "Ils semblaient échapper à ces folies autoritaires. Quelle surprise de voir nombre d’entre eux favoriser l’emprise sournoise d’un pouvoir à bout de souffle." Voilà un autre coup de griffes pour La République en marche que l’intersyndicale et les Gilets Jaunes voudraient voir reculer sur la réforme des retraites. Dans sa charge puissante, Dominique Benoît assène autant de coups tout simplement parce qu’il ne veut pas que le peuple soit envoyé au tapis sans réagir.

C’est une riposte cinglante. "Nos retraites, notre système de santé, l’Education, nos bien nationaux, sont attaqués de toutes parts. Les anciens sont spoliés, ignorés, calomniés. Que retiendront nos enfants ?" s’interroge-t-il.

Puis, dans une dernière envolée et volée de bois vert, il a conclu en s’adressant à tous les citoyens : "Que nos différences soient notre force, que notre mépris soit notre jugement, que les godillots d’or soient leur médaille". Les fameux godillots ont été accrochés aux grilles du Palais de justice en guise de symbole ironique d’une situation sociale chaotique.

Jean-Luc Garcia

 

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